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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/129

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vement un rouage si ingénieux. Les députés, malgré l’admiration que dut leur inspirer une semblable invention, craignirent de la mettre en pratique et ils furent encore moins enclins à adopter les solutions radicales et dénuées de subterfuges qu’on leur présenta, tant ils devinèrent d’hostilité dans la nation contre le principe de l’impôt sur le revenu et surtout contre les indiscrètes enquêtes qui en seront l’inévitable conséquence.

Pour compléter cette brève revue, nous avons à dire un mot des « Taxes de remplacement » que les villes de Paris et de Lyon ont été autorisées à substituer aux droits d’octroi sur les boissons dites « hygiéniques ». En ce qui concerne Paris, l’intérêt de la substitution a résidé dans un essai peu légal, il est vrai, du principe de la progressivité. En vertu de la loi de 1846 (le ministre des Finances l’a reconnu lui-même), il était loisible aux municipalités de dégrever les petits loyers, mais à condition que les gros loyers ne fussent pas appelés à supporter le poids de la différence. Le Conseil municipal de Paris n’ayant pas tenu compte de ce précepte et le gouvernement n’ayant pas cru devoir le forcer à l’observation de la légalité, il se trouve que désormais le régime fiscal de