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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/126

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la chronique

tions transitoires ?… Sur tous ces points la Commission et la Chambre manquaient de renseignements ; elles ont dû marcher à tâtons. 2° À concevoir un système de contrôle des plus compliqués, toute une paperasserie, un fonctionnarisme écrasant et par conséquent des plus coûteux. 3° À témoigner d’une absolue méfiance de l’initiative privée, au lieu d’imiter le système Belge, par exemple, qui admet les sociétés de secours mutuels à recevoir le versement volontaire — majoré ensuite par l’État — de quiconque, n’étant pas inscrit sur la liste des contribuables au-dessus d’un chiffre déterminé, est classé ipso facto parmi les ayants droit à la retraite ouvrière.

Il est bien inutile et bien maladroit de se passer systématiquement de l’initiative privée. La « Confédération générale du Travail », groupement qui réunit les plus importantes fédérations ouvrières, l’a établi une fois de plus, sans le vouloir, en comparant les 185, 370 et 555 francs que l’État allouerait après trente ans pour des versements annuels de 25, 50 et 75 francs, aux 223, 446 et 669 francs qu’allouerait dans les mêmes conditions, une compagnie privée, entreprise capitaliste, rapportant de beaux profits à ses fondateurs. Seu-