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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/112

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la chronique

Carmaux, à laquelle l’arbitrage de M. Émile Loubet, alors ministre de l’Intérieur, ne put mettre fin, remuèrent le pays aussi profondément que les grèves récentes de Marseille, de Chalon, ou de Montceau-les-Mines. Le mouvement gréviste se révèle à l’opinion de deux manières : sur le moment même, par les faits qu’enregistrent les journaux ; l’année suivante, par la publication des statistiques officielles. Or, la statistique de 1900, pas plus que la physionomie d’ensemble des événements grévistes de 1901, n’indiquent que la victoire ait penché définitivement en faveur des ouvriers.

Ni à Chalon, ni à Montceau-les-Mines, ni à Marseille, ils n’ont été des triomphateurs. Dans la première de ces localités, leur contact avec la troupe n’a pas produit ce que les meneurs espéraient. Et il a été rendu manifeste par cette expérience, que tout gouvernement digne de ce nom, quelles que puissent être ses sympathies pour les travailleurs, se verrait obligé, en certains cas, de recourir à la force armée pour maintenir l’ordre. À Montceau-les-Mines, un spectacle nouveau s’est déroulé. En face du Syndicat « rouge », qui menait la grève, se dressait un second Syn-