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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1901.djvu/110

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la chronique

pas malade ; elle est trop riche et trop forte pour être si vite mise à mal ; mais elle se trouve dans la situation de l’homme robuste qui a un mauvais régime et à qui une indispositon vient rappeler subitement qu’il doit en changer s’il ne veut pas courir le risque de nuire à sa santé d’une façon durable.

Le mouvement gréviste.

Nous avons dit que la hausse très modérée des courbes de statistique pendant l’Exposition ne pouvait comporter une baisse subséquente aussi rapide et aussi complète et la meilleure preuve en est que le gouvernement, qui se trouvait averti par l’expérience des précédentes expositions, a été lui-même déçu dans ses calculs. Le fait qu’une crise industrielle et financière qui semble n’être qu’à ses débuts, s’est manifestée récemment en Angleterre et en Allemagne, est encore moins propre à fournir une explication satisfaisante. Et quant à l’argument de l’insuffisance de l’outillage Français il n’a vraiment aucune raison d’être. Il reste sans contredit beaucoup à faire en France sous le rap-