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Page:Pierre de Coubertin - Anthologie, 1933.djvu/180

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discours et documents

et d’atteindre la pleine incandescence dans celui du savant », distribueront à tous une lumière de nature et d’ordre identiques pouvant seule assurer la paix sociale et contribuer efficacement à la paix internationale.


droit au sport et droit d’accès à la culture générale
(Principes votés par la Conférence Internationale d’Ouchy 1926)

Il existe pour chaque individu un Droit au sport et il appartient à la Cité de pourvoir le plus gratuitement possible le citoyen adulte des moyens de se mettre, puis de se maintenir en bonne condition sportive sans qu’il se trouve obligé pour cela d’adhérer à un groupement quelconque.

L’adulte qui n’a pu, faute de loisirs ou de ressources suffisantes, participer à la vie supérieure de l’esprit, est autorisé à attendre de la Cité qu’elle lui assure un contact avec la culture générale et désintéressée lui permettant non d’en parcourir le domaine mais d’en prendre une vue d’ensemble en dehors de toutes préoccupations utilitaires et professionnelles.


enseignement de l’histoire

Les principes suivants doivent dominer les enseignements secondaire et post-scolaire :

1° Tout enseignement historique fragmentaire est rendu stérile par l’absence d’une connaissance préalable de l’ensemble des annales humaines : ainsi l’habitude des fausses proportions de temps et d’espace s’introduit dans l’esprit et y demeure. En conséquence, l’histoire d’une nation et celle d’une période ne peuvent être utilement enseignées que si elles ont été préalablement « situées » dans le tableau général des siècles historiques.

2° Aucune période d’histoire nationale ne doit être étudiée sans référence continue aux événements concomitants de l’histoire universelle.