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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/7

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La tendance à établir en toute circonstance des responsabilités, si lointaines ou complexes qu’elles soient — tendance caractéristique de la société moderne — s’est manifestée dans le domaine de la pédagogie comme dans les autres domaines. Une jurisprudence inattendue est venue justifier des revendications qui eussent semblé jusque-là irrecevables. L’intervention de certains groupements intéressés à voir, sur ce point, se multiplier les conflits n’était pas faite pour enrayer le mouvement. La conséquence a été que, dès lors, les instituteurs, directeurs d’écoles, principaux, proviseurs se sont montrés pour la plupart enclins à une prudence excessive mais parfaitement naturelle.

Il n’est pas exagéré d’affirmer que, tant que cette question n’aura pas été solutionnée soit par l’établissement d’assurances obligatoires soit, ce qui serait bien préférable, par le vote d’une loi limitant de façon raisonnable le principe de la responsabilité, l’éducation physique ne pourra prendre l’essor que réclament à la fois les intérêts de la nation et ceux de l’individu. Il paraît inadmissible notamment que lorsque les parents ont signé pour leurs fils, une autorisation de participer à tel ou tel exercice sportif, ce papier ne suffise pas devant les tribunaux à exonérer, en cas d’accident, le chef de l’établissement dont le jeune garçon suit les cours.


Les querelles de méthodes.

Après avoir longtemps négligé l’étude des exercices physiques, les physiologistes ont apporté à en scruter le mécanisme une véhémence imprévue. Étant peut-être plus