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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/6

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i. Considérations générales.




L’éducation physique dans les établissements universitaires n’a pas, malgré une bonne volonté certaine, suivi la progression à laquelle on pouvait s’attendre en raison : 1° des efforts tentés aux environs de 1888 ; 2° des résultats obtenus depuis lors par les sociétés gymniques et sportives ; 3° de l’importance croissante attribuée par l’opinion publique à la culture corporelle.

Ce fait paraît dû à deux causes principales qui sont : la crainte des responsabilités d’une part et, de l’autre, l’abondance et l’exclusivisme réciproque des méthodes.


La question des responsabilités.

Tout exercice physique comporte quelque risque. Nos pères le savaient et, à moins d’une négligence exceptionnellement grave et dument établie, ils n’avaient pas l’idée de s’en prendre aux surveillants et encore moins d’assigner en justice le chef d’un établissement scolaire quand un accident se produisait au gymnase ou durant les récréations.