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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/36

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Il parait opportun qu’ils ne comptent pas trop de membres et surtout qu’on ne les soumette pas à une réglementation uniforme et minutieuse. Chaque Académie présente au point de vue de l’esprit provincial, telles mœurs traditionnelles, telles particularités géographiques et autres dont il est bon que le Comité ait à tenir compte dans une certaine mesure.

En plus des membres de l’université appelés par le recteur à en faire partie, celui-ci s’adressera tout naturellement non pas à tous les présidents des sociétés, ce qui créerait une sorte de mécanisme fédéral peu apte à la mission incombant au Comité, mais les personnalités que leur compétence, leur activité, leur dévouement à la cause des exercices physiques, aussi bien que leur situation en dehors des querelles de parti et des dissensions locales désigneront plus particulièrement à son choix.

Le Comité pourra s’il le juge utile, créer des sous-comités ou avoir des délégués dans les chefs-lieux et les principales sous-préfectures des départements du ressort académique, mais il importe que toute cette organisation n’échappe point à son rôle et ne substitue en aucune manière son action à celles des fédérations ou comités fédéraux qui régissent la région au point de vue technique.

Il importe de bien comprendre que le rôle exclusif du Comité est de surveiller et d’encourager l’éducation physique universitaire et que ses membres n’ont pas à prendre l’initiative de créer par exemple des concours ou d’organiser des réunions. S’ils jugent que dans une circonstance donnée une telle organisation est utile, ils s’adresseront aux fédérations qualifiées, mais je crois que les Comités académiques auront tout avantage à