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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/26

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spéciales de confort. Pour le commun des mortels, le plein air, agent de tonification et d’endurcissement, est préférable à tout. Le vrai gymnase à construire, est un préau de forme rectangulaire allongée et de vastes dimensions, fermé de trois côtés, ouvert du quatrième avec de larges baies vitrées dans le mur d’en face. Comme sol la terre meuble ou sablée sous les agrès, la terre durcie partout ailleurs. Que si le climat exige un local clos, il n’y a qu’à fermer le quatrième côté et à installer dans le Hall ainsi établi un chauffage approprié.

Les gymnases à parquet ne conviennent pas mieux à nos établissements scolaires que les gymnases à sciure de bois ; les uns comme les autres demandent un entretien qui n’est jamais et ne peut-être assuré. Si le parquet n’est pas tenu dans un état de propreté absolue, ce qui exige beaucoup de main d’œuvre, il dégage plus de poussière encore que la sciure de bois simplement ratissée. Il nécessite de plus des matelas sous les agrès et il est à observer que ces matelas, à moins d’être très vastes et très rembourrés, handicapent inconsciemment le gymnaste auquel leur vue promet des contacts désagréables ou procure la crainte instinctive d’une mauvaise glissade au retomber.

L’équipement d’un gymnase modèle doit comprendre : échelles, cordes lisses, barres fixes, barres parallèles, planche à rétablissement, cheval gymnastique, etc… Mais combien de ces appareils peuvent être improvisés, fabriqués sur place, suppléés par l’ingéniosité du professeur et de ses élèves. Ce qui ne saurait se remplacer, c’est l’espace nécessaire à la course, aux sauts, au lancer. Tout gymnase doit avoir une esplanade de dimensions