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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/18

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être suivies, de l’observation et de la réflexion et qui soient coupées d’obstacles naturels bien choisis.

La natation et l’aviron, partout où ces sports se peuvent pratiquer sont, bien entendu, à introduire dans le programme des Écoles normales ; la natation en utilisant à défaut de piscines les cours d’eau voisins et en luttant contre ce ridicule préjugé qui limite le bain, en rivière, à la saison d’été ; l’aviron en ayant recours aux sociétés existantes qui n’ont jamais, en France, été suffisamment encouragées et dont les offres de service n’ont pas reçu jusqu’ici des autorités scolaires l’accueil qu’elles méritaient.

Il y faudrait aussi des sports de combat ; la boxe et la canne paraissent indiquées pour différentes raisons. Si les escrimes du sabre, de l’épée, du fleuret sont un peu coûteuses, d’une organisation malaisée, d’un enseignement délicat, la canne devenue dans son style nouveau une sorte de préface du sabre, se présente dans de meilleures conditions. En ce qui concerne la boxe, je me bornerai à évoquer ce sobriquet expressif et suggestif que l’on donne dans les collèges anglais aux gants de boxe. On les appelle les gardiens de la paix.


Campement, service d’incendie, travaux manuels.

Nous demanderons que chaque École normale soit munie d’un matériel de campement. La dépense ne sera pas excessive. Il n’est pas besoin en effet d’un matériel de choix mais de ce qui est exactement nécessaire pour passer une ou deux nuits en plein air et