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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/11

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locaux ni le temps nécessaires et ne sont pas encore accoutumés à se dévêtir rapidement et n’importe où pour s’exercer, demi-nus. Or l’hygiène commande qu’il ne leur soit plus permis de faire travailler leurs muscles en gardant leur chemise de toile, leur faux-col et leur gilet de sorte qu’ayant seulement enlevé le veston, ils retournent ensuite en classe plus ou moins en sueur ce qui est malpropre et malsain.

Nous souhaiterions voir tous les adolescents de France porter habituellement le costume dit cycliste qui les habille si bien et leur laisse une telle liberté de mouvements ; ce costume comporte la chemise de flanelle et mieux encore le jersey de laine qui, adhérent à la peau, écarte tout danger de prendre froid. En tous cas il faudrait que, les jours de gymnastique, le port du costume cycliste fut recommandé aux élèves avec insistance si l’on ne juge pas encore possible de l’imposer.

Un certain nombre d’établissements scolaires sont maintenant munis d’appareils de douches ; les cabines sont généralement en nombre trop restreint parce qu’on a dépensé beaucoup pour les installer de façon inutilement luxueuse. La fantaisie des architectes les a parfois aussi rendues peu accessibles. Tel vaste lycée récemment édifié l’a été de façon que, pour se rendre des dortoirs aux bains, il faut traverser trois cours. On ne saurait trop insister pour que les bains-douches qu’il est si aisé d’établir à très peu de frais le soient désormais dans des conditions permettant à chaque élève de « s’arroser » et de se savonner au moins tous les deux jours ainsi qu’au retour du football.

Les élèves devraient aussi apprendre (la diffusion du