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Page:Pierre de Coubertin - Amélioration Developpement, 1915.djvu/10

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ble dont se compose une leçon de gymnastique sont susceptibles d’être exécutés sans dommage par un élève auquel sa santé permet de mener par ailleurs la vie scolaire toujours un peu rude. Ce n’est donc que dans le maniement des agrès que des différences doivent intervenir. Pratiquement il en est ainsi, car tout bon professeur sait graduer les efforts qu’il demande à ses élèves. Je suggérerai néanmoins qu’un petit peloton dit de « deuxième catégorie » soit formé pour ceux qui se trouveraient dispensés de certaines épreuves. Sans comporter une trop grande humiliation, ce titre suffirait à créer un stimulant salutaire. Il y a parmi les débiles des adolescents qui s’abandonnent et se résignent trop volontiers à leur faiblesse. Nous sommes à une époque où chacun doit priser la force corporelle et s’efforcer d’acquérir une santé robuste. C’est rendre service aux intéressés que de le leur rappeler et la leçon de gymnastique offre une bonne occasion de le faire.


Hygiène de l’exercice.

On ne saurait trop s’élever contre l’habitude de se livrer à un exercice un peu énergique et de quelque durée sans se déshabiller et sans se laver après l’exercice. Sous ce rapport il est regrettable de constater que les progrès obtenus ont été minimes. D’autre part, il faut tenir pour acquis que, provisoirement tout au moins, les écoliers et les collégiens (je ne parle pas des après-midis sportives du jeudi) ne peuvent changer de vêtements pour la leçon de gymnastique. Ils n’ont pour cela ni les