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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/89

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DEUXIÈME PARTIE


I



Raphaël avait un ami à Paris. Il s’appelait Jean Bousset. Sa vie était assez singulière : on la voyait jaillir de deux yeux bleus dont elle troublait la couleur comme une source qui bouillonne au fond d’une fontaine. Il avait des cheveux blonds aux mèches brouillées par un continuel mouvement de ses doigts qu’il passait au-dessus de son front. Il n’était ni charmant, ni beau, mais portait un de ces cœurs qui ont besoin d’être approuvés tout à la ronde et répondait : oui ! aux désirs des autres.