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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/81

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et Chaussées », profita de l’ignorance de son père, prétexta que pour les grandes entreprises il lui fallait faire de grandes études et, à Pâques déjà, il avait tout arrangé pour que trois ou quatre des années à venir pussent se passer à Paris, librement.

Quant à Marie, peut-être eût-elle tout abandonné, avec cette facilité qu’ont les femmes de repartir sur un autre espoir. Amélie pourtant veillait au grain. Elle avait dit :

— Halte-là ! Ce serait trop facile, si les hommes vous quittaient ensuite. Il t’a eue, et moi je te promets qu’il te gardera.

Marie immobilisait son regard sur une fente du parquet et la parcourait niaisement du bout de son pied. Elle était une toute petite fille lorsqu’on la prenait sur un sujet qu’elle ignorait.

— Mais, ma tante, il va partir à Paris, et moi, mon grand-père ne voudra pas que j’aille avec lui.

Amélie en eut de la colère.

— Ah ! toi encore, tu es maline. Mais retiens donc ce que je te dis : Ton grand-père t’aime et, que ce soit un grand-père ou un