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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/70

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Marie baissa les yeux, mais ce fut une date. Huit jours plus tard, elle tutoyait sa tante. Elle se réjouit davantage et, chaque fois, lorsqu’elle arrivait à Lyon, elle faisait des taquineries avec la sonnette de l’appartement. Les choses prirent leur équilibre définitif le jour où Raphaël fut présenté en qualité d’amant. Amélie fut nommée « la mère Zoé ».

Ils étaient heureux à trois. André Couvert revenait à six heures et demie de son bureau, alors il prenait ses pantoufles, puis se versait l’absinthe. Il ne demandait à la destinée que de lui conserver cela. Lorsque Marie n’était pas là, ils parlaient d’elle. Ils se l’ajoutèrent l’un et l’autre. La mère Zoé riait au milieu des amours. Elle avait de chaque côté des lèvres deux plis assez placides de femme expérimentée qui se distendaient alors et balançaient une gourmandise dans sa bouche. Raphaël finit par être admis aux repas. Il savait vivre et apportait un gâteau. La mère Zoé donnait des conseils pour ne pas avoir d’enfant.

Ce fut une famille, avec les promenades du dimanche. Bientôt, du reste, un nouveau lien les unit. Raphaël, par son ami Joseph qui