Ouvrir le menu principal

Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/42

Cette page a été validée par deux contributeurs.


il s’approchait d’un piano qu’il lui avait acheté et tapotait les notes du bout de son doigt. Elle répondait : Mais non ! d’une voix triste comme deux gouttes d’eau, et que l’on avait envie de réchauffer dans sa main. Il lui dit un jour : « Ma petite-fille, c’est que, si tu voulais, moi, je te ferais bien apprendre la musique. » Elle était assise alors, elle resta toute basse sur sa chaise avec ses petits coudes à plat. Comme il ajoutait : « Tu irais à Lyon toutes les semaines. Tu descendrais chez ta tante. Elle te conduirait chez le professeur », elle brilla du coup, fixa les murs de la chambre, en parcourut le contour et lâcha le sentiment qu’elle avait aspiré des villes dans un oui ridicule, si rapide, qu’il se heurta à ses lèvres comme une labiale et fut prononcé : Boui !