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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/40

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Félix mourut. Un beau jour on vint trouver sa sœur : il était mort. Il y eut une assez triste scène. La chanteuse, sa compagne, se tenait dans la chambre à côté, puis cela même dut lui être interdit à cause de l’enfant. On l’effaça comme une souillure, elle-même en comprit la nécessité et, sans qu’on le lui eût commandé, cacha ses robes qui eussent fait soupçonner son existence et descendit passer les deux jours de la mort à l’hôtel. Auprès du corps de son père, Marie se demanda le sentiment qu’il fallait éprouver, puis elle s’assit, vêtue déjà de noir, mit son mouchoir dans sa main et fronça les sourcils. Il était mort maintenant : comment avait-il pu bien être ? Quant à Basile, l’instant du pardon total avait sonné, et il vit disparaître un homme qui eût pu faire valoir des droits sur son enfant.


Lorsqu’elle quitta le couvent, tante Jeanne était mariée, Basile se réjouit de sa maison et la fit badigeonner à blanc. C’était un soir de grandes vacances, il descendit au jardin. Il se posa seize ans dans le cœur, cligna les yeux et