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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/308

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tu aimais tant mes seins. Je t’ai dit une fois : Je te les donne ; tu m’as répondu : Je les prendrai. Tu avais oublié de les prendre. Vois-tu, je suis venue pour te les apporter. Mais, dis-moi, mon petit Jean, qu’est-ce que tu veux en faire ? Ils étaient si bien à leur place. Regarde ! Ils sont durs. Tu m’as dit : ce sont les hémisphères de Magdebourg, il a fallu six chevaux pour les séparer. Toi aussi, tu aimais les femmes, tu aimais les petites femmes. Qu’est-ce qu’elles t’ont donc fait que tu n’en veux plus ? Est-ce que tu ne me trouves pas à ton goût ? Tu ne vas pourtant pas en prendre une autre. Et si tu en voulais une autre, c’est moi qui te la choisirais.

Vraiment, la question s’agrandissait, elle l’agrandissait elle-même. Il ne s’agissait plus de Marie, il s’agissait d’une femme et de la victoire. Et elle jouait de ses bras et de ses mains, pétrissait les joues, le cou, la poitrine de l’homme, l’amollissait selon sa science et, d’un coup, appuyait sur lui tous ses bonheurs.

— Souviens-toi de mon pays. On s’asseyait le dimanche soir tout au-devant de la grille et pour mieux s’en apercevoir : Jalot apprenait