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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/296

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sines m’avait dit : « Tu aurais dû venir à la fête de chez nous, tu aurais vu ta cousine Valérie qui est bien jolie. Et puis, ce n’est pas surtout qu’elle est jolie, c’est surtout cet air qu’elle a ! » Je n’ai jamais connu d’elle que sa première communion et la grâce qu’elle en avait gardée. Les jours de fête, elle était plus grave et riait simplement. Je lui ai écrit depuis ton départ. Tu ne sais pas : eh bien, elle est morte. Son père était mort, il aurait bien pleuré.

Elle répondit :

— Moi aussi, j’ai connu une Valérie. Elle était bien jolie, elle était brune et puis elle portait des bandeaux. Une fois, nous avons consulté l’Oracle des Dames. Il m’a répondu : Le prêtre qui doit t’enterrer n’est pas encore au monde. Et il lui a dit : Tu ne verras pas la fin de l’année. Elle est vraiment morte. C’était un joli nom, ça ne lui a pas porté bonheur.

Il dit ensuite :

— Tu es restée à Lyon tout le temps ?

— Oui.

— Qu’est-ce que tu as fait ?

— Je ne sais pas. Oh ! si. Une fois, il y