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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/285

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crois maline parce que tu as eu trois ou quatre amants. Moi, je suis plus intelligente que toi. Tu m’entends, pas de comparaison ! Ah ! je te donnerai ton paquet, moi. Tiens je connais des gens qui ont eu la syphilis. Je dis : la syphilis ! Je t’assure qu’ils se portaient bien et qu’ils ressemblaient à tout le monde. Jusqu’à ce qu’un jour : pan ! dans le nez. Les voilà avec un nez mangé. Un autre jour : pan ! dans les pieds. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Je te promets qu’ils étaient touchés. Ça ne vous lâche pas, jamais ça ne vous lâche. Toi aussi tu es touchée. Tu l’as trompé avec tout le monde. Tu n’as pas fini de le tromper. Tu as connu d’autres hommes, c’est ça ta maladie. Tu ne sais plus qu’un homme, quand on vit auprès de lui, se complète. J’ai eu des amants, moi, je n’hésite pas à te le flanquer au nez. Quand on aime un homme, sa bouche n’est pas une bouche, sa bouche est votre bouche. Sa bouche devient les cent mille bouches que désire votre bouche. Ah ! tu as voulu plaquer celui que tu aimais ! Tu rechercheras tout ce qu’il t’aurait donné. Tu le rechercheras en détail, dans tous ces détails qui te plaisaient. Tu te