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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/284

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— Voilà cent francs. Tu vas me faire le plaisir de mettre ça dans ta poche, et immédiatement. Et puis tu ne vas pas avoir l’air niaise. Assise !

Il y eut un silence comme si tous les objets de la chambre se fussent assemblés pour le former ; une odeur en montait, lourde, soutenue.

— Pourquoi n’es-tu pas venue me voir plus tôt, d’abord ? Pourquoi n’es-tu pas venue me voir avant toutes tes histoires ? On t’avait dit que j’étais morte ! Quand on est intelligente, on s’arrange pour tout savoir. Tu as bien appris d’autres choses qui en valaient moins la peine ! Bref, voilà ! Tes amants t’ont lâchée et à présent tu viens trouver ta mère. Moi, je vais te dire ce qui t’attend. D’abord, tu t’es conduite comme une dinde : c’est le mot. Tu as ton type, ton serin, ton… comment que tu l’appelles ? Parle. Vite, comment que tu l’appelles ?

— Ce n’est pas un serin. Et puis, il s’appelle Raphaël.

— C’est ça, défends-le contre ta mère ! Allons, défends-le. Tu en as une tête, encore ! Moi, je suis une femme intelligente. Tu te