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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/276

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— Ça n’est pas bête, ça les empêche de refroidir. Je n’y aurais pas pensé.

— Dame, ma pauvre enfant, ce n’est pas chez ton grand-père que tu aurais appris à devenir maîtresse de maison.

Ensuite ce fut un petit morceau de blanc de poulet, ensuite on vit apparaître des gâteaux : des grands, des petits, des à la crême, des à la confiture, des babas.

— Je me suis rappelée que tu aimais les gâteaux.

Puis de la crême au chocolat, de la compote, des biscuits, des pêches, des prunes, des raisins. Il n’y eut pas de fromage.

— Je m’en aperçois maintenant, dit la mère, je t’ai absolument fait un dîner d’enfant. Je te dirais même plus, il ne m’est pas venu à l’esprit que je pourrais te donner autre chose que ce que je t’ai donné. À propos, est-ce que tu fumes ? Bah ! tu pourrais fumer. Ça ne déplaît pas aux hommes.

Elles mangeaient avec goût, se servaient d’une petite cuiller et la tournaient sans façon entre leurs doigts.

— Sais-tu ce que j’aime par-dessus tout ?