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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/273

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a appris que tu avais un… enfin, ce que tu m’as dit il y a un moment ?

— Mais, maman, je viens de Paris. J’ai passé un an à Paris.

— Toute seule.

— Non. Avec un homme.

— Et ton grand-père t’a laissée partir ? Tu ne me feras jamais croire que s’il t’avait aimée il t’aurait laissé partir.

— Maman, c’est moi qui ai voulu partir. Je lui ai dit que j’allais comme demoiselle de compagnie, il l’a cru.

— Il est bête.

— Je suis allée le voir voilà quatre jours. Il m’a mise à la porte.

— Il est dur.

— Oui, et puis il m’a dit qu’il était venu à Paris et qu’il avait tout appris. Il n’est même pas monté me voir.

— Il est sournois. Tu crois peut-être que moi je ne serais pas montée pour te faire une scène ! C’est d’autant plus de sa faute. C’est bien fait, ça lui apprendra. Tu as bien fait, Marie. Viens déjeuner. Ne t’étonne pas… Attends, j’oubliais. Comment