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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/267

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nement à l’heure avant qu’elle n’eût passé. Parfois on lui parlait, elle répondait : oui ; d’autres fois elle répondait : non, prenant assez de goût aux choses pour en faire un choix. André Couvert riait et mangeait ce qui eût pu rester dans les plats. Amélie s’asseyait à droite, s’asseyait à gauche et ne connaissait rien autre dans la vie que le sentiment de la connaître dans les coins.

Marie disait :

— Je n’ose pas. Ça me fera drôle de la voir.

Amélie répondit :

— On peut dire que tu n’es pas curieuse. Moi, à ta place, je voudrais savoir comment elle me recevra. C’était une belle femme, dans le temps.

— J’ai peur de trouver quelqu’un avec elle.

— Cette idée ! Eh bien, tu le verras. Par exemple, écris-lui. On ne va pas chez le monde sans les prévenir.

Elle écrivit :

« Maman,

« J’ai de la peine.

« Marie. »