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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/252

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pensent éloigner le danger à force de douceur et d’innocence.

Un jour, sans qu’elle attendît personne, on sonna à la porte. Amélie alla ouvrir. Marie resta dans sa chambre, mais avec une angoisse totale à la pensée que l’on venait de sonner, que les actions humaines vont tout droit et que Jean, sans que rien l’annonçât, eût pu de Paris arriver simplement et sonner. Il y avait deux jours, il avait eu le temps de prendre le train, on ne sait pas ; elle se formait à lui, toute fluide, et s’épandait déjà pour qu’il la contînt.

Le troisième jour, elle dit :

— Je vais aller chez mon grand-père.

— Vas-y, dit Amélie. Pour la tête que tu nous fais ici…


Pour tout bagage, elle emporta son ombrelle. Elle n’eut pas lieu de s’en repentir. Sur le plancher du wagon, elle s’occupa beaucoup avec la pointe, suivit les rainures dans toute leur longueur, de telle façon que, la poussière se rangeant de chaque côté, elle avait l’im-