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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/244

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voyais pas l’argent de son voyage. Ça, j’avais tort. Elle ne me l’a pas dit, mais je le sais. Tu comprends qu’on quitte sa femme et qu’on n’a pas toujours le temps de lui écrire. Sans ça, les maris… C’est bon dans les premiers temps. Voyons, mon vieux, je t’ai dit tout ce que j’avais à te dire. Tu vas te remonter.

Jean dit :

— Elle m’avait dit que tu lui avais donné un coup de pied dans le ventre.

— Marie, je t’ai donné un coup de pied dans le ventre ?

Il avança sur elle, lui rabattit les bras dont elle se cachait à nouveau et les prit dans une seule main. Elle apparut au jour, toute vive, avec sa face remuée comme une plaie que l’on cachait.

— Marie, je t’ai donné un coup de pied dans le ventre ?

Elle fit :

— Laissez-moi, vous êtes méchants tous les deux.

Puis elle retourna en son endroit.

— Je vois, dit Raphaël. Tu ne connais pas les femmes, toi, tu es un homme. Il faudrait