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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/228

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un peu partout sur leurs corps avec ce besoin qu’ont les hommes de retourner parfois à leurs bases et de s’asseoir à nouveau dans la paix de tout ce qui n’a pas changé. Les hanches de Marie étaient à leur place, une large courbure prenait l’une d’elles et vivait mieux quand le bras de Raphaël gagnait son contour.

Un peu plus tard, elle s’occupa de la malle, s’installa simplement dans la petite pièce de l’entrée, pendant que Raphaël s’assit, fuma sa pipe, en suivit la fumée et suivit en même temps deux ou trois idées ordinaires qui sortaient de sa tête comme ses idées sortaient toujours.


Vers six heures arriva Jean. Il avait inventé une façon de frapper : pan pan, pan pan pan ! pour garder Marie de toute surprise et sachant que, pour écarter le mal, il suffit que le bien montre son signe. Ce fut elle qui ouvrit la porte. Il entra, fut à peine étonné, s’orienta du coup et sentit à plein ce sang singulier qui, pendant les jours d’amour, l’avait poussé,