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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/189

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ma maladie à moi, qui est de me rouler sur je ne sais quelles espérances. Elle revint, elle dut défaire son lit, et elle disait déjà : « Oh ! que je suis lasse, que je suis lasse ! » Je suis parti, un peu plus tard, ayant vu cette face de l’amour. J’avais besoin de vous raconter cela. J’ai besoin de vous raconter tout ce que j’ai fait de mal. Voulez-vous que je vous raconte encore ?

Elle dit :

— Vous ne savez pas ? Raphaël devait m’envoyer de l’argent pour que je m’en aille. Il ne l’a pas encore fait. Je suis bien contente. Parce que, comme cela, je resterai plus longtemps avec vous. Pourquoi dites-vous toujours que vous êtes un pauvre ?

— Je ne sais pas. Ce n’est peut-être pas vrai, mais j’ai besoin de le dire. Si je ne le disais pas, il me semblerait que j’eusse pu dans la vie ne pas agir comme un pauvre. Marie, ceux qui souffrent ont besoin d’avoir raison. Je regardais vos yeux, voici une minute, vous saviez que je les regardais. Quelque chose en vous m’a supplié, vous m’avez tout dit et vous avez pensé : Ne me