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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/183

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ce qu’on a nommé le bien avec ce qu’on appelle le mal, quelque étincelle détermine parfois une chimie assez profonde qui décompose les éléments et les superpose en zones de densités différentes, tout comme des couches d’huile remontent à la surface de l’eau. La sincérité gagne autour d’elle et, s’associant au jeu naturel des sentiments, leur facilite la voie et les prend à sa suite comme un frère conduit son frère. Et le premier sentiment qu’elle éprouva, ce fut d’avoir mal aux reins. Quand le jeune homme était entré, elle avait pensé : « Je suis fatiguée, sans plus, et mes reins commettent une injustice à mon égard. » Maintenant, elle sentait en eux comme une déchirure, comme un souvenir de les avoir blessés. Elle avait envie de dire : « Mes reins sont en guenilles. » Elle en parla comme elle en pouvait parler.

— Vous m’avez dit : Le bien, c’est tout ce que l’on fait.

Il répondit :

— Je ne crois pas à une vérité éclatante qui tomberait chez les hommes et s’arrêterait au milieu d’eux. Peut-être ai-je prononcé