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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/180

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Et c’est ainsi que Marie se dégagea de ses longs tête à tête avec Jean Bousset.


Le lendemain de ce jour était un dimanche. Jean devait venir à onze heures, à cause d’un projet qu’ils avaient arrêté d’aller à la campagne et de goûter l’un à l’autre sous les arbres. Il vint avec fidélité : cette fois aussi, il monta l’escalier. Comme il heurtait la porte, elle comprit, leva la tête de son lit qu’elle avait gagné au petit jour, ouvrit et se remit entre les draps, bien lourde encore, avec une excuse.

— Je me suis réveillée. J’avais mal à la tête. Je me suis rendormie.

Il entra. Elle étendait deux pauvres yeux de malade et ramenait la couverture à son bras. Il la baisa où elle avait mal, elle plissa son front et devint une petite fille avec une grande fatigue dans les reins. Elle n’y pouvait rien autre chose que de souffrir et elle câlinait et plaignait le fond de son cœur d’une pensée constante et tout à fait tendre. Le mal lui avait fait du mal.

Jean s’assit à son chevet, puis elle sortit