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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/164

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droite et tu me verras, et tu diras : Oh ! mais, puisqu’ils me la rendent si bien que ça, là-bas, il faut qu’elle y retourne. Et puis tu diras à ma grand’mère qu’elle m’achète de la toile pour des chemises. Je les ferai moi-même, parce que maintenant je sais travailler. Je lui rendrai l’argent. J’ai des économies, grand-père, je te les donnerai. Tu achèteras tout ce que tu voudras : des choses qui se mangent, du vin, de la goutte, tu prendras une domestique pour aider grand’mère. Et si tu es bien sage, si tu me réponds gentiment, je t’apporterai une canne. Elles sont noires, en bois d’ébène, ça t’ira bien pour te promener avec moi, et j’apporterai une ombrelle à ma grand’mère, pour son teint, pour le teint de ses joues où je vous embrasse bien tous les deux.

« Marie. »

Pauvre vieux ! C’est vrai qu’elle eût aimé lui faire du bien. Mais elle n’avait pas d’économies et c’est bien triste d’être obligée de mentir. Alors, elle eût voulu que sa grand’mère lui achetât de la grosse toile qui lui eût