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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/141

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— Oh ! ce n’est rien, dit-il. Tu es un peu hystérique.

Et il ajouta :

— Ne t’inquiète pas ! Tu n’en es pas au point où l’on a besoin de se soigner.

Un peu plus tard, elle fut prête, jusqu’à son chapeau, jusqu’à sa voilette. Elle était là, toute droite ; la fenêtre de la chambre donnait sur le Luxembourg, sur une allée caillouteuse et anglaise que des passants traversaient sèchement, et Marie ne voyait rien venir et elle tournait le dos comme une femme qui attend qu’on lui touche l’épaule pour lui montrer qu’on est là. Il s’écoula certainement plusieurs minutes.

— Au revoir, dit Paul, — car il s’appelait Paul. Maintenant, vous connaissez le chemin de chez moi. J’ai ma consultation tous les jours de midi à deux heures, sauf le mardi. Vous voyez donc que vous auriez tort si vous craigniez de ne pas me trouver. Je ne vous accompagne pas, il faut que je m’habille et je suis attendu.

Pourtant elle s’attacha quelque temps à lui. « Vase d’élection », pensait-elle, car, bien