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Page:Philippe - Marie Donadieu, 1904.djvu/134

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ment. Jusque dans son collet résidait le mouvement et, vide, accroché au porte-manteau, il attirait ses deux épaules, complétait la tentation, la poussait selon sa loi et, comme il était neuf, comme il avait le toucher tendre, c’est lui-même, vraiment, qui ouvrait à Marie la porte et qui voulait vivre comme un collet de belle dame, comme la belle dame qui passe, recouverte de son collet. Il ne s’agissait même pas d’avoir du courage. Dieu, à l’origine, avait lancé son coup de pouce, la plus haute force avait cédé, le monde continuait comme un jouet mécanique mis en branle.


Il y eut assez d’une seconde pour lui mettre une fois à la hauteur une face correcte où deux yeux avaient leur place, auxquels on ne prêtait guère attention, une face qu’arrosait un sang bien composé, rouge et net selon la forme des lèvres et qui se clarifiait à l’ombre des pommettes. Mais elle vit surtout une barbe noire, annelée, que les doigts eux-mêmes de celui qui la portait ne caressaient qu’avec respect et dans le sens de la longueur. Un chapeau haut de