Page:Peyrebrune - Victoire la rouge.djvu/118

Cette page a été validée par deux contributeurs.
110
victoire la rouge.

je suis grosse, depuis la noce de mademoiselle, que vous vous souvenez bien. Je suis une pauvre fille sans père ni mère, que même je viens de l’hospice et que je n’ai personne au monde qui voudra me retirer, et que je vais me trouver dehors bientôt, moi et mon enfant. — J’ai souvenance de vos bonnes paroles, et j’ai prié le bon Dieu pour qu’il vous dise de pas me laisser sans secours, comme quoi, par votre faute, je pourrais m’en aller mourir comme un chien, toute seule au coin d’un bois. Je vous prie de me faire réponse chez madame Maleyrac, aux Andrives, où je suis, en vous attendant, votre servante.

« Marie-Eugénie-Victoire. »

— Quelle adresse ? demanda le placier qui avait écrit avec un grand bruit de plume et rayé toute sa page de majuscules énormes. Victoire, penchée maintenant, regardait at-