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SUR JOINVILLE.

femme de Philippe-le-Bel et mère de Louis-Hutin. Suivant les traditions les plus vraisemblables, il mourut en 1319, à plus de quatre-vingt-quinze ans. Il fut enterré dans l’église de Saint-Laurent de Joinville, et sa statue fut placée sur son tombeau. Voici son épitaphe, que quelques savans croient apocryphe.

Quisquis es, aut civis, aut viator,
Adsta ut lugeas ut legas.
Nosti quem nunquani vidisti,
Terris datum anno Domini 1224, cælo natum 1319,
Nomine, virtute, scriptis, famá nondum mortuum.
Polo immortalem, utique sole
Dominum Joannem de Joinville,
Magnum olim Campaniæ Seneschallum,
In bello fortissimum, in pace æquissimum,
In utroque maximum,
Nunc ossa et cineres.
Tanti viri animam in cœlis viventem immortales amant,
Corpus in terris superstites mortales colunt,
Ingenium candidum, affabile et amabile,
Ludowico regi sanctissimp gratissimum, principibus laudatissimum,
Galliæ ulilissimum, patriæ suæ perhonorificentissimum,
Immortales amant, mortales colunt, omnes honorant.
Nos zoná sancti Josephi e terrá sanctá asportalá ab œ feliciter donati,
Domino subditi, cives nostrati, amici munerario,
Inclytis corporis ejus exuviis, cinerumque reliquiis,
Ruiturum nunquam amoris fidelissimi, amantissintœque fidei monumentum
III. M. LL. PP. S.
Plura ne explora, sed plora et ora, ac abi obiturus.

Les auteurs de l’Art de vérifier les dates disent que cette épitaphe fut trouvée dans la sépulture du sire de Joinville en 1629, au côté droit du grand autel de l’église Saint-Laurent, sise dans l’intérieur du château de Joinville.