Page:Pergaud - La Guerre des boutons, 1912.djvu/87

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
87
la guerre des boutons


— Merde ! c’est épatant !

C’était très bien, en effet. Et il fut conclu illico que le lendemain, après avoir dépêché en éclaireurs Camus avec deux autres bons gaillards qui protégeraient le gros de l’armée, on viendrait s’installer là pour se mettre, si l’on peut dire, en tenue de campagne.

En s’en retournant, Lebrac s’approcha de Camus et confidentiellement lui demanda :

— Comment que t’as pu faire pour dégoter un si chouette coin pour se déshabiller ?

— Ah ah ! répondit Camus, regardant d’un petit air égrillard son camarade et général.

Et passant sa langue sur ses lèvres et clignant de l’œil devant l’interrogation muette du chef :

— Mon vieux ! ça c’est des affaires de femme ! Je te raconterai tout plus tard, quand nous ne serons rien que les deux.