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LE PORCHE Dans les éclairs et dans la foudre d’un ciel d’orage, Quand le ciel est lourdement chargé, Qui sont comme une déchirure du ciel. En zig-zag. Et dans le fracas du tonnerre qui est un déchirement

du ciel. Et dans le roulement d’un tonnerre lointain. Dans le roulement et le déroulement d’un tonnerre Et dans les jours si beaux quand il ne fait pas un souffle

de vent En mai.

A moins d’être aveugles comment feraient-il pour ne

pas me voir. La charité, dit Dieu, ça n’est pas malin. Cane m’étonne

pas non plus. Ces pauvres enfants sont si malheureux qu’à moins

d’avoir un cœur de pierre Comment n’auraient-ils pas charité de leurs frères. Comment n’auraient-ils pas charité les uns des autres.

Mais l’espérance, dit Dieu, (un homme avait deux fils), que ces pauvres enfants voient tous les jours comme ça va.

Et que tous les jours ils croient que ça ira mieux le lendemain matin.

Justement le lendemain matin.

Tous les jours depuis qu’il y a des jours.

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