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DE LA D E U X I È M E V E R T U

(Ils sont bien forcés)

Pour le salut des âmes périclitantes.

Ils tiennent bon. Tout mus, tout animés d’espérance,

Hardis contre Dieu,

(Mais aussi ils en ont un appui, un patronage, une

haute protection. Quel patron, mes enfants, et quelle patronne. Quel (autre) complot au-dessus d’eux, couvrant leur

grand complot, Patronnant leur grand complot. Quelle avocate auprès de Dieu. Advocata no.itra).

Car nos patrons et nos saints, nos patrons les saints Ont eux-mêmes un patron et une patronne. Un saint et une sainte. Qui est autant (Et septante fois autant ; au-dessus d’eux qu’ils sont

au-dessus de nous Eux-mêmes. Qui est pour eux ce qu’ils sont pour nous, et seplante

fois ce qu’ils sont pour nous. Telle est la folie de l’espérance. Et couverts, encouragés par ce haut complot, Parla protection de ce haut complot, Tout nourris d’espérance ils tiennent bon comme des

bons soldats. Ils luttent pied à pied, ils défendent le terrain pied à pied. On ne peut pas imaginer tout ce qu’ils font, tout ce

qu’ils inventent Pour le salut des âmes périclitantes, Lambeau à lambeau ils vous arrachent Au royaume de perdition

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