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que comme des hommes vendus, qui aboyent pour avoir une place ou une pension. Alors, passez-moi ]a comparaison, comment distinguer le noble dogue qui, par ses cris, avertit son maître de se garantir du danger, du misérable roquet qui ne fait du bruit, que pour que le voleur lui ferme la bouche avec un gâteau.

— Cruellement sévère, sur mon honneur, Fealhernest, qu’avez-vous à répondre, dit lord Anophel.

— Que ces changemens de l’homme prudent, sont une chose trop commune, pour que j’aie besoin de me justifier.

Ils sont communs, et c’est ce qui augmente leur bassesse. Les vices extraordinaires sont suffisamment punis par leur propre laideur. Le fouet de la satyre doit cependant d’autant plus frapper sur des misérables, que presque tous adoptent le masque de la vertu.