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que, miss Mélincourt, s’écria sir Forester, et si j’en juge par le grand nombre de livres italiens que j’aperçois, vous montrez une juste prédilection pour les poètes de cette langue divine. L’appartement lui-même est parfaitement adopté au génie de leur poésie, dans laquelle se combinent la simplicité de l’ancienne Grèce et la mystérieuse grandeur de l’âge féodal. Ces glaces légèrement obscurcies, rappellent à l’esprit la servitude du Tasse ; le bruissement des arbres de ce bosquet, quand les vents agitent leur feuillage, les oiseaux qui gazouillent sous leur verdure, le murmure du torrent, peuvent à l’aide d’un peu d’imagination, suppléer à l’harmonie que Renaud entendit en entrant dans le bois enchanté, et que le poëte a rendu avec une harmonie non moins magique. La poésie italienne est tout enchantement, et je ne connais aucune langue mieux assortie au