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enfans, proprement vêtus, étaient assis à l’ombre des ormeaux près de la fontaine ; ils suivaient, avec délices, les manœuvres d’une flotille de papier qu’ils avaient confiée à la merci du ruisseau.

— Quelle différence y a-t-il entre ces enfans et Xercès sur son trône à Salamine, demanda sir Fax à son compagnon ?

— Aucune ; ils sont les uns et les autres mus par l’orgueil ; mais l’amusement des premiers est innocent et naturel, et celui de Xercès était dénaturé, cruel et destructif.

Une femme sortit de la maison, sir Fax reconnut mistriss Desmond, il fut surpris du changement opéré en elle ; la santé et le contentement l’animaient ; la simplicité de ses habits, remarquables par leur propreté et leur élégance, faisait le procès à ces vêtemens qui ne sont ni simples, ni