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et son pinceau magique retraçait, avec vérité, la magnificence étalée à ses yeux.

Sir Oran, attiré par la curiosité, s’éloigna de ses compagnons : s’élança vers le peintre, passa derrière lui, et regarda son ouvrage ; il porta les yeux sur la scène qui y était décrite ; regarda de nouveau le tableau, et fit éclater son admiration par des cris baroques. Il s’élança de rochers en rochers, et revint au tableau. La frayeur du peintre, à la vue de ce personnage extraordinaire, à ses mouvemens désordonnés, fut si grande, qu’il s’enfuit épouvanté, en laissant ses dessins au pouvoir de celui à qui il attribuait des projets sinistres. Oran prit la place que l’artiste venait de quitter, il posa le carton sur ses genoux ; il s’arma du pinceau, et feignant de méditer, il cherchait à imiter la position que le peintre avait prise.