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ruiner les antres ; je me trouve dans une cruelle position : vous êtes frappé d’étonnement de mon récit ; ne vous en affligez pas ; je n’ai ni femme, ni enfans, le mal qu’on supporte seul, est moindre. L’homme courageux brave ce qu’il peut souffrir. Vous pensiez, sans doute, qu’un homme de loi a aussi peu affaire avec la poésie qu’avec la justice, cela peut être ; j’ai été trop porté à l’une et à l’autre.

Je fus content de le voir si tranquille, et lui témoignai l’espérance que ses affaires prendraient une meilleure tournure.

Vous en saurez davantage dans peu de jours, me répondit-il ; en attendant, voici les arrérages qui vous sont dus.

Quand il revint, il nous apprit que ses créanciers n’étaient ni nombreux, ni cruels ; qu’il leur avait fait l’abandon de toutes ses propriétés, à l’exception d’une