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toutes les précautions possibles, pour en défendre l’entrée à ses voisins.

Un roc escarpé, coupé perpendiculairement sur trois de ses côtés, accessible sur la quatrième face, seulement par un étroit sentier, aboutissant à un pont jeté sur un effrayant abîme, fut considéré comme une situation précieuse pour asseoir un château fort. Un torrent impétueux se précipitait dans les profondeurs de l’abîme ; après avoir blanchi contre les bases du château qu’il semblait vouloir anéantir, il allait se perdre sous une épaisse forêt, dont les retraites mystérieuses furent autrefois consacrées, par la superstition, aux démons et qui étaient maintenant parcourues sans frayeur, par le pécheur solitaire, où retracées, à la vue, par la main hardie du peintre, dont le pinceau magique transportait leurs sauvages beautés, au sein de la métropole de la