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VOYAGE AU PAYS DE LA OUATRIÈME DIMENSION

humain ; mais jamais on ne s’avisa de prendre au pied de la lettre une comparaison bien autrement réelle qu’on le pensait.

Il y eut même, vers le début du vingtième siècle, de très curieux articles de journaux qui effleurèrent, sans s’en douter, cette question formidable. Lorsque l’on rendit pratique, par exemple, la cinématographie des microbes, on s’émerveilla de voir sur l’écran se dérouler la vie grouillante et affairée des innombrables petits êtres qui vivent leur vie dans notre corps. On alla même jusqu’à émettre cette idée que les mondes tels que nous les connaissions étaient peut-être de petits corpuscules faisant partie d’un corps gigantesque et inconnu ; mais de telles comparaisons demeurèrent purement littéraires.

Depuis des siècles en effet que l’homme se sentait le roi du monde incontesté, il ne pouvait admettre un seul instant, sérieusement, au fond de lui, que cette royauté pût être mise en danger par des organismes supérieurs qu’il considérait comme entièrement créés par lui et soumis à sa seule fantaisie.

Certains symptômes cependant auraient pu, à ce moment-là, l’inquiéter. Avec un peu plus de perspicacité, moins de confiance en lui-même, il lui eût été facile de discerner la constitution défi-