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Page:Parnasse de la Jeune Belgique, 1887.djvu/56

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Au Printemps



Printemps jeune et doux, ton retour caresse
Mollement notre paresse ;

Le soleil naissant grise le cerveau.
Comme un flot de vin nouveau,

Voici les bourgeons pointant sur les branches,
Qui s’ouvrent par avalanches ;

Et c’est le Printemps qui revient, le temps
Des délires palpitants.

O salut, saison consolante et brève
Qui renouvelles le rêve ;

Salut blond poète, amoureux pensif,
O religieux lascif,