Page:Péguy - Les Mystères de Jeanne d’Arc, volume 2.djvu/198

Cette page n’a pas encore été corrigée


le porche

��Voyez cette petite, dit Dieu, comme elle marche.

Elle sauterait à la corde dans une procession.

Elle marcherait, elle avancerait en sautant à la corde,

par quelque gageure. Tellement elle est heureuse (Seule de toutes)

Et tellement elle est sûre de ne jamais se fatiguer. Les enfants marchent tout à fait comme des petits

chiens. (D'ailleurs ils jouent aussi comme les petits chiens) Quand un petit chien se promène avec ses maîtres Il va, il vient. Il repart, il revient. Il va en avant, il

revient. Il fait vingt fois le chemin. Vingt fois le trajet.

C'est qu'en effet il ne va pas quelque part. Ce sont les maîtres qui vont quelque part. Lui il ne va nulle part. Et ce qui l'intéresse, c'est précisément de faire le

chemin. Pareillement les enfants. Quand vous faites une course

avec vos enfants Une commission Ou quand vous allez à la messe ou aux vêpres avec vos

enfants Ou au salut Ou entre messe et vêpres quand vous allez vous

promener avec vos enfants

190

�� �