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barbares comme ces semences précieuses qu’elle destine à rouler dans les ronces et les rochers la plus épineuse des deux n’est pas la moins utile elle résiste, et finit par attacher la graine au lieu ou elle germera.


LES ÉCOLES BARBARES.

Les écoles séculières se perpétuent.

Les écoles séculières se perpétuèrent au septième siècle, mais en déclinant. Le paganisme se retirait, et sa défaite discréditait les muses classiques, dont il avait fait son dernier culte. D’ailleurs, la société romaine s’effaçant chaque jour davantage, il fallait bien que l’invasion barbare achevée dans l’État, commencée dans l’Eglise, se fit dans l’enseignement. Il fallait que toute éducation littéraire cessât, ou que l’Occident trouvat d’autres maîtres Les exemples suivants semblent indiquer la perpétuité des écoles laïques dans la seconde moitié du septième siècle. [1].

Commencement des écoles ecclésiastiques.

Dès les premiers temps du christianisme, la foi nouvelle avait ouvert ses écoles aux catacombes et c’est ainsi qu’à Rome, dans les souterrains de Sainte-Agnès, à côté des chapelles garnies de tombeaux, couvertes de peintures symboliques, on trouve dès

  1. Vita S. Hermenlandi (mort en 720) « Litterarum eruditoribus sui profectus gratia imbuendus... traditus fuit, quibus prae cunctis coevis sodalibus ad plenum eruditus... Ita ut in scholis probitate animi sacratus, praefugens puer admirabilis omnibus haberetur. »
    Vita S. Landeberti (mort vers 708) « A prima cetate tradidit eum (pater) ad viros sapientes et storicos ».
    Vita S. Boniti (mort en 709). Nous avons cité le passage qui atteste l’existence de l’école de Clermont.