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Brid’oison

À la bonne heure. (Il lui prend la main, la ſimphonie joue le commencement de l’air de Roſe & Colas : Ah, comme il y viendra. Il s’approche des Muſiciens & leur dit : Mais, Meſſieurs, ce n’eſt point cela. Voudriez-vous bien avoir la complaiſance de noter l’air que je veux vous chanter ; vous le jouerez enſuite.)

(Il chante l’air le plus baroque & le plus ancien. La ſimphonie l’exécute, pendant que Fanchette & lui danſent le Menuet ; il va s’aſſeoir enſuite avec elle à la porte d’un des cabinets, où ſont deux fauteuils & des bougies allumées. Antonio s’impatiente de toutes ces cérémonies, & ſort.)






Scène II.


BASILE, NICOLAS, FANCHETTE,

BRID’OISON, FIGARO, déguiſé en Marchand de chanſons, & tenant une guittare,

PAYSANS ET PAYSANNES.

Brid’oison, à Baſile.

Pourquoi ce cabinet eſt-il éclairé, Monſieur l’Organiſte ?


Basile.

Vous connoiſſez, Monſieur le Juge, les droits de Monſeigneur. Il faut qu’il interroge la Fiancée.