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Antonio.

Parguienne, le voilà tout venu. N’a-t-il pas ſes deux yeux pouſſés dans la tête, avec deux bons bras. C’en eſt aſſez pour travailler.


Brid’oison.

C’eſt juſte.


Figaro, à part.

Ces trois imbéciles m’amuſeroient, ſi j’avois le loiſir de les entendre. On ne peut pas dire d’eux cependant que ce ſoient trois têtes dans un bonnet ? car ces trois là n’en valent pas une ; mais ne tardons plus. Allons préparer le déguiſement qui me fera paroître ici ſans être connu.

(Il ſort.)






Scène XVIII.


ANTONIO, NICOLAS, BRID’OISON.



Brid’oison, avec la tournure de ſon rôle, regardant aller Figaro.

Je n’aime pas Monſieur Figaro. C’eſt un fort mauvais plaiſant.


Antonio.

Je ne l’aimons pas non plus ; mais ce qu’on ne peut chaſſer, il faut bien le ſouffrir.


Brid’oison.

C’eſt bien dit, & la politeſſe le veut. C’eſt ce